Un grand nombre d'établissements financiers et d'« asset managers » laissent croire
à leurs clients qu’ils sont les meilleurs gestionnaires du moment et, qu’avec
eux, il est facile de « surperformer » les indices de référence.
Malheureusement, la réalité est assez différente ! Très peu de fonds arrivent sur la durée à battre les grands indices, lorsque l’on tient compte des dividendes distribués par les entreprises qui les composent. Par exemple, les sociétés du CAC 40 ont versé en moyenne 3,26 % de dividendes par an de 2002 à 2010... Or ceux-ci ne sont pas intégrés aux calculs effectués par les gestionnaires d’actifs, qui comparent presque toujours leurs résultats aux indices hors dividendes. Ainsi, d'apparentes surperformances par rapport au CAC 40 peuvent cacher des résultats bien inférieurs à cet indice.
Le CAC 40, dividendes réinvestis, a battu presque systématiquement les 2/3 des fonds actions françaises, sur n'importe quelle période de 16 semestres civils glissants (8 ans) de janvier 1992 à décembre 2009. Et les fonds gagnants sur une période ne sont pas forcément ceux qui seront performants dans l'avenir. Parmi les 206 fonds en actions françaises ayant été cotés durant au moins cinq années civiles entre 2000 et 2009, seulement quatre se sont classés au moins cinq fois dans le "TOP 20" de leur catégorie ("France Général" Europerformance) durant ces dix années. Choisir ses fonds parmi les « stars » du passé ou du présent peut donc s’avérer très décevant pour le futur.