Bien sûr, il faut éviter tous les produits « bloqués » ou à « effet tunnel », mais la véritable clef de cette optimisation réside dans une bonne allocation
d’actifs. En effet, ce n’est pas parce que l’on
souhaite pouvoir disposer de son argent à tout moment qu’il est nécessaire
de le placer à 100 % en titres monétaires ou sur des comptes peu rémunérés. Une
grande masse d’épargne reste ainsi placée sur des livrets pendant des années,
alors que seule la part de cet argent dont on peut avoir besoin immédiatement devrait
y être positionnée.
Pour le reste, un placement en assurance vie en euros permettra par exemple une
complète disponibilité en cas de besoin, tout en bénéficiant d’une rémunération
supérieure de 1 à 2 points à celle des livrets. Au pire, si l’argent est récupéré
avant quatre ans, et à condition de ne pas avoir payé de frais d’entrée, la
fiscalité appliquée ramènera le rendement au niveau de celui de l’épargne
réglementée (type Livret A).
Pour la part de son patrimoine ne nécessitant pas de mobilisation
immédiate et pouvant rester placée durant au moins cinq ans, un placement en
actions, certes plus risqué
mais aussi plus rémunérateur, pourra être envisagé (notamment
au travers de SICAV ou de FCP). Et même dans ce cas, si un imprévu survient, vous
pourrez très facilement récupérer tout ou partie de votre capital. Il aura pu néanmoins
fluctuer à la hausse comme à la baisse. Mais plus la durée de placement de l’épargne
en actions est longue, moins le risque pris est important.
Pour réaliser une bonne allocation d’actifs, intégrant ses
objectifs personnels et l’ensemble de ses contraintes, mieux vaut se faire
aider par un professionnel de la gestion de patrimoine.