Il faut différencier deux périodes clefs : la phase de « constitution
», durant laquelle on accumule et place de l’épargne (cette
période peut être inexistante, si l’on souhaite tout de suite transformer
une partie de son patrimoine en revenus complémentaires), et la
période « d’utilisation » de cette épargne sous la forme de
revenus complémentaires. C’est la durée estimée de ces deux
périodes qui sera déterminante dans le choix des placements à effectuer, bien plus
que la nature de l’événement qui les sépare (par exemple le
départ à la retraite).
Plus la phase de constitution sera longue, plus on pourra mettre d’actions
dans l’allocation d’actifs de son placement pour tonifier la performance.
Si cette phase est courte (moins de cinq ans), mieux vaut utiliser des
obligations ou le fonds
en euros d’un contrat d’assurance vie, plus sécurisés
mais aussi moins rémunérateurs. En anticipant, il sera donc possible
d'augmenter ses revenus futurs.
Lors de la phase d’utilisation, et après un éventuel arbitrage des actifs
constituant le placement, l’épargnant pourra le plus souvent opter pour des
retraits successifs, ponctuels ou programmés (à date prédéterminée, par exemple
tous les trimestres), ou pour une rente viagère qui aura pour effet « d’aliéner
» son capital (il en perdra la propriété, qui sera transférée à la compagnie d’assurance
versant la rente).
Bien entendu, il faudra aussi prendre en compte la fiscalité des revenus (IRPP),
du patrimoine (ISF) et des placements choisis, durant les phases de constitution
et d’utilisation. Un éventuel différentiel de niveau d’imposition entre
les deux phases (par exemple une réduction des revenus et de l’imposition
après un départ à la retraite) sera également significatif.
Compte tenu de la complexité de ces différents éléments, mieux
vaut se faire aider par
un professionnel de la gestion de patrimoine.