Un risque existe malgré tout, si l’obligation est revendue avant l’échéance. C’est le risque de « taux d’intérêt ». En cas de hausse des taux, les cours des obligations déjà émises vont mécaniquement baisser. En revanche si les taux d’intérêt baissent, les cours des obligations déjà émises vont monter. L’ampleur de ces variations (la sensibilité) dépend de la durée de vie résiduelle de l’obligation. Plus vous approchez de l’échéance, plus le cours se rapprochera de toute manière du prix de remboursement.
Pour protéger au maximum un capital placé en obligations, il faut donc choisir celles ayant la durée la plus courte possible, c'est-à-dire la sensibilité la plus faible.

Outre le risque de taux, le risque lié à la qualité de l’émetteur explique les différences de rémunération. Plus l’émetteur est « solide », moins il rémunérera les obligations qu’il émet. La solidité des entreprises et des Etats est évaluée par des agences indépendantes, dont les plus connues sont Standard & Poor’s et Moody’s.