Présenté comme un produit de retraite, le PERP a en fait toutes les caractéristiques d’un contrat de défiscalisation. Dans certains cas, notamment pour les contribuables fortement fiscalisés et proches de la retraite, il peut se révéler relativement efficace car beaucoup moins hasardeux que les outils de défiscalisation classiques (grâce à la présence d'un fonds en euros sécurisé dans les supports disponibles).
Le PERP combine en effet un avantage fiscal important à l’entrée
(les versements sont déductibles des revenus professionnels, dans la limite de 10
% desdits revenus) à un large choix de supports disponibles
(fonds en euros, en actions et en obligations). En contrepartie, le souscripteur
ne peut sortir qu’en rente viagère (fiscalisée sur les revenus), après son
départ en retraite (sauf pour quelques cas spécifiques prévus par la Loi).
Ainsi, contrairement aux autres produits de défiscalisation, il
permet de construire une allocation d’actifs, réellement adaptée au temps
dont on dispose pour constituer son épargne, tout en bénéficiant d’un réel
avantage fiscal. Il est à noter que l'utilisation de supports en
actions présente un risque de perte en capital et qu'elle n'est à envisager que
pour des durées de placements supérieures à cinq ans.
Par ailleurs, attention à ne pas payer trop de frais, surtout en cas de versements
réguliers. La plupart des PERP sont en effet « surchargés » de frais de versement
(de 3 à 5 %).
Dernier point, le PERP est un contrat transférable. Même si vous
en avez déjà ouvert un, vous pouvez demander son transfert dans un autre établissement.